Histoires sans sorcière

Exposition collective
La Maison de La vache qui rit, Lons-le-Saunier

Dans cette exposition il n’y a pas de sorcière parce qu’elle est morte. Bien que les contes ont souvent des fins heureuses, n’est-ce pas leur méchanceté qui depuis toujours les rendent attrayant ? L’une des raisons en est leur force d’exorcisme. Ils portent à la lumière du jour nos désirs inavouables. Qui n’aimerait pas transformer un prince en grenouille et le réveiller d’un baiser ?

2015

Je ne connais pas Blanche-Neige
par Silvia Guerra, co-commissaire de Histoires sans sorcière

« Il était une fois, en plein hiver, quand les flocons descendaient du ciel comme des plumes et du duvet, une reine qui était assise et cousait devant une fenêtre qui avait un encadrement en bois d’ébène, noir et profond. Et tandis qu’elle cousait négligemment tout en regardant la belle neige au-dehors, la reine se piqua le doigt avec son aiguille et trois petites gouttes de sang tombèrent sur la neige. C’était si beau, ce rouge sur la neige, qu’en le voyant, la reine songea : “Oh! si je pouvais avoir un enfant aussi blanc que la neige, aussi vermeil que le sang et aussi noir de cheveux que l’ébène de cette fenêtre !” Bientôt après, elle eut une petite fille qui était blanche comme la neige, vermeille comme le sang et noire de cheveux comme le bois d’ébène, et Blanche-Neige fut son nom à cause de cela. Mais la reine mourut en la mettant au monde. »

Début de la version française de Blanche-Neige des frères Grimm.

Pourquoi cette exposition autour de l’imaginaire des contes est-elle « sans sorcière » ?

Parce que l’unique sorcière qu’on y rencontre (celle du Grand Bleu de Pierre Joseph) est tombée par terre suite à un accident, elle n’aura pas vu le mur bleu et s’est écrasée au sol.
Dans cette exposition il n’y a pas de sorcière parce qu’elle est morte. Bien que les contes ont souvent des fins heureuses, n’est-ce pas leur méchanceté qui depuis toujours les rendent attrayant ? L’une des raisons en est leur force d’exorcisme. Ils portent à la lumière du jour nos désirs inavouables. Qui n’aimerait pas transformer un prince en grenouille et le réveiller d’un baiser ?
Le sang est très répandu dans les contes, il suffit de voir le rouge qui se détache sur le blanc immaculé dès la première page de Blanche Neige. Même l’exemplaire Comtesse de Ségur a trouvé de bonnes raisons pour fouetter ses petites filles dans Les Malheurs de Sophie.
Comment les contes pour enfants survivent-ils aujourd’hui ? Font-ils toujours partie de notre imaginaire et de celui des enfants ? Combien d’enfants lisent encore des contes ? Au fond, n’en ont-ils pas peur ? Voilà pourquoi ils se réfugient dans les jeux vidéos, tandis que leur grand-mère est allée à son yoga.
Pourtant, les contes poursuivent leur chemin, traduits, remaniés, transformés, réappropriés, métamorphosés en Contes à l’Envers (comme ceux de Philippe Dumas et Boris Moissard) ou en anti-contes par des auteurs comme Robert Walser.

Comme nous le rappelle Pierre Huyghe avec I DO NOT OWN SNOW WHITE, il ne possède pas Blanche-Neige. Les contes n’appartiennent à personne. Ils relèvent d’une tradition orale qui semble doucement disparaître. Pourtant, l’art contemporain saisit leur capacité à métamorphoser la réalité.
Les contes dessinent un cadre, comme le fait l’encadrement de la fenêtre au début du récit des frères Grimm. Dans cette exposition, les œuvres sont autant d’ouvertures sur des histoires à imaginer. Elles se présentent comme des traces à suivre, des portes à pousser, des coussins abandonnés, des voix à écouter, des personnages à deviner, des histoires à reconstituer.

Nous avons le droit de nous réjouir de la mort de la sorcière et de la victoire du bien, mais nous ne connaissons pas Blanche-Neige, uniquement les traces de ses pas dans la neige, ou l’écran noir du film homonyme de João César Monteiro. Nous ne possédons pas les contes, nous les réinventons chaque jour.

Miroir, mon beau miroir
par Laurent Fiévet, co-commissaire de Histoires sans sorcière

C’est un étrange exposition où s’entrecroisent des haricots géants pris dans un mouvement continu de croissance, un miroir menteur placé au fond d’une bassine de plastique rouge, des terres multicolores à la surface rongée par l’acide et une araignée rieuse suspendue au plafond. Un récit fabuleux habité par une ribambelle d’objets hétéroclites que semble traverser nonchalamment la figure familière de Blanche-Neige –sur les pas de l’Alice de Rewind, l’exposition inaugurale de Lab’Bel à La Maison de La vache qui rit du printemps 2010.
Désignée par un néon de Pierre Huyghe qui inscrit, en lettres de lumière, sur l’un des murs de l’exposition, la phrase quelque peu énigmatique ‘I Do Not Own Snow White’ (littéralement ‘Blanche-Neige ne m’appartient pas’), la princesse aux lèvres rouges et aux cheveux d’ébène fait au sein d’Histoires sans sorcière une série d’apparitions remarquées dans un film psychédélique et réjouissant d’Oliver Beer, Reanimation 1, inspiré de la célèbre adaptation du conte par Walt Disney. Mais bien qu’ils soient ceux qui lui renvoient le plus directement, ces éléments ne sauraient constituer les seuls indices de son passage. Le titre de la pièce Dis-moi de Pierre Ardouvin en propose par exemple une évocation plus implicite en se référant au miroir enchanté consulté par la Reine qui vaudra à la jeune fille d’être sacrifiée au milieu de la forêt – comme reconstituée au cœur de La Maison de La vache qui rit par les arborescences désordonnées du Feijoeiro de João Pedro Vale. Placé dans une bassine au pied d’un paysage étrangement brûlé d’Anna Betbeze s’apparentant à une terre touchée par un sortilège, cette présence introduit une dimension inquiétante du conte à quelques mètres à peine des bulles de savon s’échappant de l’Abri du même Pierre Ardouvin ; en convoquant le souvenir d’une célèbre scène de lessive du long métrage animé de Walt Disney, celles-ci engagent avec elle une série de résonnances, voire une forme de contrepoint maléfique. Les nains ont, quant à eux, disparu pour probablement œuvrer dans la mine cachée par le rempart de pierre dressé par le Passe Apache de Virginie Yassef ouvrant dans l’un des recoins de l’espace d’exposition une sorte de passage secret donnant accès à un trésor caché qui, comme une perle que dissimulerait une main, attend patiemment d’être déniché par le visiteur. Bouche-cousue. Le Silence est d’or. Nous ne dirons rien. A moins que le récit, comme le laisse supposer la table vide devant laquelle sept sièges apparaissent toujours méticuleusement alignés, ait été, par ces joyeux comparses, pour quelques jours seulement, déserté – en attendant que le film d’Oliver Beer ne réanime la princesse, une fois la sorcière abattue par le mur du Grand bleu de Pierre Joseph. Le temps de cette absence, une araignée a pu reprendre place au plafond de la Maison. Du moins à ce qu’on raconte, car cette malicieuse CCSpider dressée par Pierre Huyghe n’est pas si facile à repérer.
Dis-moi. Tout dans Histoires sans sorcière est prétexte à narration. Dans le mouvement désordonné du parcours de cette curieuse exposition, chacun est invité à s’emparer de ce qu’il aperçoit pour forger son propre récit. Pas seulement une histoire mais une série d’histoires différentes à l’instar des objets nombreux qui y a dispersés l’artiste Virginie Barré. En confiant à des enfants le soin de redessiner l’un des photogrammes du film de Walt Disney, Oliver Beer met clairement dans son travail ce processus de rappropriation à l’œuvre. La confrontation dans Reanimation 1 de différentes versions en langues étrangères de la chanson entonnée par Blanche-Neige lui permet d’ailleurs opportunément de la redéployer géographiquement et de mieux en signifier la dimension universelle – que ne manque de pointer, d’une façon similaire, le texte du néon de Pierre Huyghe en rappelant que le personnage du film ne lui appartient pas, dans un rapport avec son travail qui redouble étrangement celui que son actrice Lucy entretient dans son court-métrage de 1997 (intitulé Snow White Lucy) avec une voix dont elle prétend avoir été dépossédée. Cet écho d’une voix distante, déconnectée du corps, qui n’est pas sans renvoyer à la dimension orale du conte et fait résonner un espace intime, Oliver Beer l’évoque d’ailleurs tout aussi directement dans son travail.
De la même façon, Anna Betbeze et João Pedro Vale ne se contentent pas seulement dans Histoires sans sorcière de présenter des paysages imaginaires à arpenter. Au même titre que le Passe-Apache de Virginie Yassef, leurs œuvres constituent clairement des passerelles vers les espaces plus intimes et plus secrets que sont ceux de notre imaginaire et de notre pensée. Aussi promptement que dans le miroir magique tendu par Pierre Ardouvin dans Dis-moi, le visage du visiteur peut venir à tout moment s’y refléter pour laisser ses rêves s’évader à l’instar des bulles de savon de L’Abri. Car comme la maisonnette qui tendait à les contenir, visiblement repoussée sur le côté pour reposer sur sa toiture, les éléments constitutifs de ces récits ne sont offerts à l’attention que pour mieux être dépassés et oubliés. Œuvrant comme l’araignée de Pierre Huyghe ayant pris place au plafond de La Maison de La vache qui rit, l’esprit du visiteur ne s’y appuie que pour mieux tisser les trames entrecroisées des récits qui feront surgir dans son esprit les sorcières les plus terrifiantes et les pièges maléfiques qui permettront aux princes d’en venir à bout.
Libre à chacun en effet de saisir, comme les éléments constitutifs et structurants d’un récit, les modules colorés exposés par Virginie Barré pour les organiser à sa guise, d’endosser confortablement le peignoir laissé par Anna Betbeze pour incarner l’ogre affamé qui viendra le hanter. Ce mur du Grand Bleu fatal à la sorcière de Pierre Joseph dont la couleur au cinéma est le passage secret vers tous les possibles en favorisant les effets d’incrustation qui permettront d’engager le film dans de nouvelles directions, reflète particulièrement bien cette capacité qui est celle de notre pensée à construire des histoires à l’infini.
Si le conte apparaît convoqué dans Histoires sans sorcière, c’est d’ailleurs bien pour rendre compte de notre rapport à l’Art et sa propension à faire surgir chez nous des dimensions très intimes. L’œuvre d’art a en effet ceci de commun avec le conte qu’elle nous renvoie notre propre reflet, qu’elle a la faculté de nous parler très directement de nous. C’est l’un des récits fabuleux qu’a l’ambition de construire cette étrange exposition. Miroir, mon beau miroir, montre-moi des œuvres et dis-moi qui je suis.

Contes à rebours
par Gilles Baume, co-commissaire de Histoires sans sorcière

Les croisements entre Arts visuels et Contes de fée renvoient à de nombreuses questions, qu’il s’agisse des liens entre cultures populaires (les origines des contes) et cultures savantes, ou qu’il s’agisse des liens entre littérature et image, avec, d’une part, les codes et règles à respecter (ou pas) du genre littéraire, et, d’autre part, les pouvoirs de l’image. Si l’Art, dans ses fondements, renvoie à l’expérience du réel, le conte ouvre sur l’imaginaire et le merveilleux et permet ainsi toutes les inventions possibles. Ces croisements évoquent la tradition de l’illustration, lorsque l’artiste – imagier se met au service du récit pour en accompagner voire transcender la lecture. Gustave Doré (1832-1883), parmi d’autres, est parvenu à concentrer l’intensité des enjeux narratifs, au fil des pages, des ouvrages qu’il a illustré (les contes de Perrault en 1862, entre autres). Ses images ne traduisent pas simplement un bout à bout de mots, elles constituent de bouillonnants condensés des situations, des contextes spatiaux et des personnages. La puissance d’évocation des images vient susciter l’imaginaire du lecteur et l’invite à un prolongement mental de l’histoire, au lieu d’enfermer celle ci dans une forme figée. De telles images ont contribué à façonner un patrimoine culturel partagé, en Europe et ailleurs.
Aujourd’hui, si les artistes continuent à s’intéresser au sujet des contes, ils n’envisagent pas seulement ceux-ci comme un répertoire de motifs et de symboles dans lequel puiser. En s’affranchissant volontiers de cadres restrictifs, en termes de narration (le respect de l’histoire) comme en termes de formes (la page du livre), ils viennent traduire l’expérience du conte dans l’espace d’exposition, selon différentes modalités.
Certaines œuvres d’Histoires sans sorcière viennent à leur manière réactualiser des images souvenirs de contes enfantins, les lieux, les figures, comme les accessoires ; ainsi du haricot géant de Jack développé en une installation textile proliférante (Feijoeiro, de Joao Pedro Vale), ou encore du miroir de la sorcière de Blanche Neige, devenant une sculpture-objet empreinte de trivialité et d’humour (Dis-moi, de Pierre Ardouvin). Se faisant, tout en déployant des vocabulaires plastiques qui leur sont propres, les artistes ouvrent alors une fenêtre sur une mémoire commune et invitent le public sur un terrain connu, en toute connivence. Les formes génèrent des fragments d’histoires comme ramenés à l’instant présent. Les images sont devenues des expériences vivantes à éprouver dans toutes les dimensions de l’espace d’exposition.
D’autres œuvres, si elles ne se réfèrent pas intentionnellement à des contes de fée précis, renvoient à autant de situations merveilleuses, qui opèrent des déplacements par rapport au réel, comme motivées ou « habitées » par les ressorts du conte. L’Abri (le vent nous portera), de Pierre Ardouvin, confronte ainsi le visiteur à une modeste cabane de jardin renversée sur elle –même, traitée comme une sorte d’être vivant, couchée, mise au repos et se mettant à « buller »… En effet, de fines bulles s’échappent de celle ci en continu, traces d’une activité de paresse et de rêverie. L’envol des bulles dans l’espace matérialise la notion d’imagination vagabonde et rappelle des modes de transport fréquents dans les contes – téléportation et autres tapis volants – évoqués par ailleurs par la présence d’un passage secret (Passe-Apache de Virginie Yassef), par la libre circulation incongrue d’une araignée dans l’espace d’exposition (CC Spider de Pierre Huyghe) ou encore par la suspension d’une nacelle fantastique, comme en attente de ses passagers pour un voyage céleste. Le cabinet de curiosités de Virginie Barré – et sa palette de formes et de couleurs, enfouies ou flottantes – déroule le vocabulaire d’une histoire fragmentée et mystérieuse, renvoyant à l’enfance et à la magie, que chacun est invité à se raconter. D’autres couleurs constituent autant de signes fabuleux de débordements, celles des peintures d’Anna Betbeze, qui « éclatent » dans l’espace, sur des supports inattendus, tapis et vêtements.
Enfin, d’autres œuvres de l’exposition s’appuient sur les contes de fée pour développer une dialectique critiquant la domination de l’entertainment, de la télévision et de la culture des parcs d’attraction sur la société occidentale. Constatant l’omniprésence des contes dans l’imagerie contemporaine (dans la publicité, au cinéma ou encore sur scène) et le bouleversement causé par Hollywood, Walt Disney et leurs descendants sur l’imaginaire collectif, les artistes ne peuvent que regretter que le rêve se soit en quelque sorte marchandisé, au risque du formatage. Ainsi, la phrase I do not own Snow White (Blanche-Neige ne m’appartient pas, Pierre Huyghe), inscrite comme un slogan en lettres de néon et déclamée tel un manifeste, restitue l’irréductibilité du conte et de ses figures et motifs. La sorcière de Pierre Joseph (Le Grand Bleu) s’est, quant à elle, littéralement écrasée sur ce mur des illusions qu’est le mur bleu, support traditionnellement utilisé lors des tournages, pour venir y incruster des images servant de décor. Issue de la série des Personnages à réactiver, la sorcière existe à la fois en tant qu’image photographique et en tant que performance, une actrice venant rejouer la scène dans le présent de l’espace d’exposition. A noter enfin que la critique n’exclue pas la possibilité d’un réenchantement : l’opération de Reanimation mise en œuvre par Oliver Beer consiste à refaire une séquence du film Blanche-Neige avec la participation de centaines d’enfants, dessinant image par image, et faisant ainsi revivre le conte dans une forme dynamique, tout en montrant que chacun peut se l’approprier et en communiquer sa propre version. La transmission du conte d’un individu à l’autre, par l’oralité (comme à l’origine), par le livre, ou l’image, transcende en quelque sorte le caractère générique du merveilleux et renvoie chacun à ses propres expériences imaginaires.

Et s’ils ne sont pas morts, ils vivent encore
[And they all lived happily ever after.]
par Michael Staab (scénographe) à propos du concept scénographique de l’exposition.

Une histoire ou un bon conte nécessitent toujours un lieu particulier : une forêt ensorcelée, un palais somptueux, une chaumière misérable… C’est avant tout le lieu de l’action qui donne à l’histoire son pouvoir d’évocation et son efficacité. Le potentiel narratif de la scénographie, le théâtre l’exploite depuis des millénaires, le cinéma depuis plus d’un siècle. Et même dans les arts plastiques, les narrateurs que sont les artistes se servent de cet outil esthétique pour créer des installations spatiales.
De nos jours, les moyens scénographiques sont aussi de plus en plus utilisés pour présenter des œuvres d’art. Au lieu de l’espace blanc et neutre de la galerie où des zones protégées sont ménagées pour présenter les différentes œuvres en majesté, des organisations spatiales élaborées, des cloisons et des couloirs offrent désormais des angles de vue inédits. Des matériaux spéciaux, des couleurs et des jeux de lumière créent les ambiances. Dès lors s’instaurent entre les œuvres un dialogue actif et même des télescopages voulus, ce qui permet de les percevoir et donc de les interpréter différemment. L’expérience spatiale vécue par le visiteur devient une composante à part entière de son expérience esthétique.
Pour « Histoires sans sorcière », nous avons nous aussi choisi un mode d’exposition scénarisé. Le visiteur n’est pas confronté à une série d’images, ne découvre pas un ensemble aléatoire de pièces disparates, mais se trouve plongé dans un espace qui influe sur son ressenti. L’organisation des œuvres présentées n’obéit pas ici aux principes habituels de l’histoire de l’art ni de l’esthétique pure puisque le scénographe, les commissaires et les artistes racontent conjointement une histoire. Au visiteur de décider de quelle histoire il s’agit et si, dans cette exposition de la Maison de la Vache qui Rit, nous nous trouvons sur une île déserte, dans un château fabuleux, dans une étrange clairière ou peut-être, malgré tout, dans un musée ensorcelé. Ne demeure plus que l’art : merveilleux, unique, singulier, mystérieux, imposant, bouillonnant, enivrant, impertinent… tout cela à la fois, comme tout bon récit.

Michael Staab, septembre 2014

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