435 Ponti e qualche scorciatoia

3 Easy Pieces #2 - David Horvitz

(435 ponts et quelques raccourcis)

Un projet artistique de Lab’Bel dans l’espace public pendant la 58ème Biennale d’art contemporain : une promenade performative inédite à travers Venise

Commissaire : Silvia Guerra

Inauguration les 7, 8 et 9 mai, durant la semaine professionnelle de la 58ème Biennale d’art contemporain

7 mai - 25 novembre, 2019

Mardi 7 mai 2019

19 heures : concert d’orgue à la Chiesa San Rocco (point 03 sur la carte). Adresse : Campo San Rocco, 3063

Mercredi 8 mai 2019

17 heures : concert d’orgue à la Chiesa San Rocco (03)
19 heures : lecture. David Horvitz et Francesco Tenaglia feront une lecture de leur récente publication « How to Shoplift Books » à la Librarie Marco Polo (02) Adresse : Santa Margherita – Dorsoduro 2899

Jeudi 9 mai 2019

17 heures : concert d’orgue à la Chiesa San Rocco (03)

Vendredi 10 mai 2019

11 heures : parcours inédit « Venise à la carte » pensé par David Horvitz et Elena Degan. Rdv au Campo San Barnaba, Dorsoduro (13)
18 heures : une performance inspirée par les spectacles Open Mic Live à la librairie Bruno (08). Adresse : Calle Lunga S. Barnaba, 2729

Plus d’évènements dans la mappe disponible en téléchargement 


435 Ponti e qualche scorciatoia
(435 ponts et quelques raccourcis)

435 Ponti e qualche scorciatoia est la seconde pièce de la série 3 Easy Pieces, série de projets artistiques conçus dans l’espace public et produit par Lab’Bel pour Venise. La première, Concertino Unisono de Michael Staab a eu lieu place Saint-Marc en 2015.

Cette série est conçue en étroite collaboration avec des vénitiens, des institutions locales, des petits artisans, des musiciens et des résidents. On peut reconnaître dans ce projet l’héritage de Fluxus dont l’énergie irrigue toute la série.

Cette deuxième pièce est une œuvre de David Horvitz, poète et artiste vivant à Los Angeles.

Tout Venise y est imaginée comme un lieu d’exposition, dans lequel des choses arrivent, disparaissent, réapparaissent… Le projet est une marche à travers la ville — parfois inondée par l’acqua alta. C’est uniquement par les ponts, reliant toutes les parcelles de l’île, qu’il est permis de circuler à pied dans la ville.

Une marche est un manifeste non-écrit sur la lenteur.

Il s’agit d’un programme souhaité, rêvé, distinct des dérives urbaines des situationnistes qui se promenaient pour décaler l’expérience immédiate de la ville, réinventer un sujet ; ici, la marche va au-delà de son propre but, elle est ce par quoi chacun relie de son propre élan la forme de la ville, tient par son propre rythme la ville debout.

C’est peut-être aussi une forme de l’oubli de soi. Le visiteur d’un jour a-t-il le temps de se promener dans Venise ? La faune passionnée d’art contemporain de la Biennale entre-t-elle dans la Basilique San Marco ou celle des Frari pour en voir les peintures ? A-t-elle le temps d’écouter des histoires sur Venise et ses clochers ?

Le temps se mesure autrement à Venise — et ce dès sa création, où la journée commençait au coucher du soleil. Aujourd’hui, la plupart des flèches des horloges mécaniques ne fonctionnement plus… Mais l’on peut toujours mesurer le temps en observant la dilatation des yeux des chats — à la manière des vieux ninjas japonais, me dit David.

David Horvitz fera une promenade performative nocturne sur tous les ponts de Venise.

Mais combien de temps faut-il pour traverser 435 ponts ? Combien de raccourcis a-ton besoin de prendre ? Les guides touristiques locales raconteront cette histoire et vous emmèneront dans un lieu où la granita a un goût d’Adriatique.

Au cours de sa résidence en ville, l’artiste développera une constellation de projets en collaboration avec des vénitiens, des guides touristiques, des joueurs d’orgue, des artisans, des fabricants de glaces, qui seront activés au cours de la Biennale de l’art.

Mais comment découvrir ce projet ?

Tout dépendra de vous : si vous avez le temps de vous perdre un instant et délaisser la précipitation quotidienne vous forçant à aller quelque part. C’est dans ce moment intermédiaire que vous le trouverez : soit sur la carte postale d’un kiosque, soit sur le papier qui enveloppe vos frittelle allo zabaione — savez-vous d’ailleurs ce que c’est ? —, soit dans l’air des Trois pièces faciles de Stravinsky s’élevant des orgues d’une église à proximité, et joué par des enfants.

 

Rendez-vous bientôt à Venise !

 

A presto !

Silvia Guerra,
Commissaire de 435 Ponti e qualche scorciatoia et directrice artistique de Lab’Bel

 

3 Easy Pieces

 

3 Easy Pieces est un ensemble de propositions performatives qui prennent pour cadre la ville de Venise, au moment des différentes éditions de la Biennale d’art contemporain.

Leur titre rend hommage à un ensemble de pièces d’apprentissage pour piano à quatre mains composé au début du vingtième siècle par Igor Stravinsky, enterré, conformément à ses dernières volontés, au cimetière de l’île de San Michele.

Trois rendez-vous, quatre mains – celle d’un artiste et d’un commissaire qui l’accompagne dans la réalisation de son projet.

Chacune des interventions tente de prendre autrement le pouls de la cité des Doges au moment où elle apparaît saisie en pleine effervescence de la Biennale. Tout en s’appuyant sur une connaissance fine de la ville, de ses habitants et de ses réseaux, elle prône, non sans une forme d’impertinence et sans chercher pour autant à les remettre en cause, discrétion, évanescence et légèreté à contre-pied des productions imposantes et spectaculaires généralement proposées dans ce contexte.

La série 3 Easy Pieces invite à renouer avec les douceurs et le rythme si particulier de la ville pour y engager une respiration salutaire et mieux faire contre-pied au mouvement effréné que conditionnent le tourisme culturel de masse et les logiques institutionnelles de l’art et de son marché.

Deux temps, trois mouvements – comme un détour, une parenthèse.

Laurent Fiévet,
Directeur de Lab’Bel

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