Lab’Bel – Laboratoire Artistique

Lab’Bel  est un Laboratoire d’idées et d’innovation qui a pour objet de soutenir et de contribuer au développement de la création artistique.

Présentation

Lab’Bel a été créé au printemps 2010 dans une démarche de soutien à la création artistique contemporaine. Les activités de ce laboratoire d’idées et d’innovation au ton impertinent se partagent entre la constitution d’une collection, aujourd’hui en dépôt au Musée des Beaux-Arts de Dole, et la réalisation d’expositions et d’événements artistiques en France et en Europe. Lab’Bel initie également des séries de projets performatifs et transversaux où il est aussi bien question d’architecture moderniste que de poésie et de musique.

En parallèle, Lab’Bel est également à l’initiative de publications et d’éditions artistiques dont certaines, à l’instar des Boîtes Collector La Vache qui rit®, réalisées chaque année par de grands artistes contemporains, sont menées en étroite collaboration avec les équipes du Groupe Bel et servent de cadre à différents types de recherches et d’expérimentations.

 

Lab’Bel – Exposition

Lab’Bel déploie très librement un programme d’expositions en France et en Europe en l’absence de lieu dédié à ses activités. Pour réaliser ses projets, généralement structurés en plusieurs rendez-vous, Lab’Bel engage différents types de collaborations avec les structures qui les accueillent. Elles sont souvent prétextes à la productions d’œuvres artistiques, le plus souvent in situ.

« Créer un laboratoire qui n’a rien de scientifique mais se propose de brasser des idées et développer des expérimentations artistiques. Lab’Bel a ainsi développé une série de projets de longue durée tels que Metaphoria, conçu autour de l’œuvre poétique de Rui Costa et d’une idée de l’Europe comme maison commune, où les métaphores sont de réels moyens de transport ; ou la série des dialogues spatialisés entre un artiste et un bâtiment manifeste de l’architecture moderniste ; ou encore 3 Easy Pieces, décliné dans l’espace public de Venise. Nous avons réussi à faire des expositions parfois peu conventionnelles, suivant des logiques qui ne sont pas celles du « mainstream » artistique, mais sont plus en accord avec le rôle d’un petit laboratoire comme le nôtre. » Silvia Guerra, directrice artistique de Lab’Bel

« Ces expériences sont donc le fruit d’un désormais long compagnonnage où les énergies s’agrègent, les rencontres et les acteurs s’augmentent au gré de projets qui offrent à chaque fois la possibilité de se renouveler. Car un laboratoire est avant tout un lieu de découverte où l’imaginaire et l’expérimentation peuvent donner lieu aux hasards les plus heureux. » Audrey Illouz, critique d’art et curatrice, directrice du centre d’art Micro Onde

 

Lab’Bel – Intervention dans l’espace public

Plate-forme hors sol, Lab’Bel est régulièrement à l’initiative d’événements artistiques, aussi bien en France qu’à l’étranger, qui ont le plus souvent la particularité d’opérer des croisements entre les arts plastiques et d’autres disciplines artistiques (architecture, littérature, musique, théâtre). La performance occupe une place importante dans cette programmation, notamment dans le cadre des différents volets vénitiens du projet 3 Easy Pieces.

« Ce que permettent encore sans trop de problèmes des projets artistiques indépendants et une structure institutionnelle de petite taille et ouverte comme Lab’Bel – s’affranchir des démarcations horizontales et verticales entre les secteurs artistiques, les champs professionnels et les hiérarchies de direction – est souvent très difficile à réaliser avec de grandes institutions établies. » Michael Staab, artiste intervenant dans le cadre du projet 3 Easy Pieces

« En délaissant la formule – omniprésente ou presque à Venise – du « plus grand, plus beau, plus cher », les 3 Easy Pieces ont démontré que la création artistique peut encore sciemment se soustraire aux logiques de représentation et de récupération économique qui sous-tendent la tendance actuelle à la biennalisation de l’art contemporain. Même si cette proposition  »en sourdine » se déploie depuis la position excentrée de l’art contemporain, et même avec un certain décalage dans celle-ci, sa reconduction d’une édition à l’autre promet une exploration renouvelée de ces problématiques. » Jacques Heinrich Toussaint, Historien de l’art et curateur indépendant, assistant de Silvia Guerra à Lab’Bel.

 

Lab’Bel – Collection

La collection d’art contemporain de Lab’Bel ne privilégie aucun support ou médium et ne retient, pour les artistes qu’elle plébiscite, aucun critère d’âge ou de nationalité. Humour, impertinence et décalage en déterminent plutôt le ton particulier. En dépôt au musée des Beaux-Arts de Dole, la collection est constituée exclusivement de pièces réalisées après les années 2000, dans le souci de défendre au mieux les artistes du moment.

« Selon moi, les plus belles collections sont authentiques et personnelles. Elles racontent une histoire. Et au cours du voyage, les choix reflètent aussi le subconscient d’un collectionneur ou la philosophie d’une entreprise. C’est exactement l’approche du Laboratoire artistique du groupe Bel, en particulier du fait de la mise en place d’un comité stratégique, et de la volonté de dégager des thèmes précis comme points de départ.» Séverine Waelchli, directrice de la galerie Thaddaeus Ropac

« Nous jouons, librement, avec la, avec les collections, pour offrir aux visiteurs une histoire de l’art plus pédagogique, moins autoritaire, moins téléologique, plus sinueuse et cyclique. » Amélie Lavin, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts de Dole

 

Lab’Bel – Édition

Parallèlement à ces activités, Lab’Bel est également engagé dans un travail d’édition dont les réalisations adoptent différentes formes (éditions artistiques, ouvrages, films). L’un de ses projets les plus emblématiques, Les Boîtes Collector La Vache qui rit®, est présenté chaque année à la FIAC, en avant-première aux collectionneurs du monde entier suite à une première invitation de sa directrice en 2016.

Les Boîtes Collector La Vache qui rit®

Le projet des Boîtes Collector est né d’une envie de bousculer les logiques de perception de l’art contemporain, de ses modes de diffusion et de son marché, à travers une édition « collector » mais accessible de la fameuse boîte de fromage. Chaque année depuis 2014, un artiste s’illustre dans l’exercice consistant à se confronter à la boîte 24 portions La Vache qui rit ®, ses codes et ce qu’elle a réussi à construire au fil du temps pour tenter de l’intégrer dans sa pratique et d’en déplacer la perception.

« Nous n’avons pas une vision muséale de l’art contemporain, mais pour mission de le rendre accessible dans ce qu’il a de plus immédiat et vivant. Je trouve merveilleux qu’une marque puisse être questionnée par des artistes qui ont sur elle un point de vue différent, surprenant, et leurs propres convictions sur son identité. » Béatrice Grenade, Chief Marketing Transformation Officer du Groupe Bel

« Gardons l’acte courageux, l’ambition de soutenir la création comme une démarche poétique. Notons que c’est une véritable continuité historique, au travers de ce pont qui s’établit entre le premier visuel de La Vache qui rit créé par Benjamin Rabier et la démarche de ce laboratoire. » Laurent Bourdereau, directeur de La Maison de La Vache qui rit

Films et publications

Lab’Bel est à l’origine d’une série de publications et de films qui permettent de documenter la plupart des projets réalisés. Leur contenu est accessible et consultable directement sur le site.

« […] Les éditeurs et les éditrices de Lab’Bel ont une pratique poétique du commissariat d’exposition, et ne semblent pas obéir au mot d’ordre académique d’être subjugué·es par l’œuvre (l’étymologie de subjugué renvoie à « muet », « dépassé »). Ils et elles savent que l’artiste souhaite entamer les conversations. La politique éditoriale de Lab’Bel entame les conversations comme on entame le fromage. » Sylvie Boulanger, directrice du cneai= (centre national édition art image)

L’équipe permanente de Lab’Bel se compose de Laurent Fiévet, son directeur et de Silvia Guerra, sa directrice artistique.
Elle est accompagnée d’un comité de professionnels de l’art contemporain qui la conseille et collabore aux projets qu’elle met en place. 

DIRECTION

LAURENT FIEVET

Né en 1969, Laurent Fiévet est l’arrière-petit-fils de Léon Bel, créateur des Fromageries Bel. Docteur en études cinématographiques et audiovisuelles, il a enseigné dix ans l’esthétique du cinéma et l’analyse de films à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et à Paris 7.

Artiste plasticien depuis 2003, il crée des œuvres vidéo utilisant des images issues des champs du cinéma et de la peinture, qu’il retravaille par le montage, confronte entre elles et redéploie en dialogue avec les espaces d’exposition, le plus souvent sous forme d’installations immersives. Organisées en séries thématiques, ses œuvres proposent différents types de réflexions sur l’Image et ses modes de perception. Foncièrement ambivalentes et prêtant à différents registres d’interprétation, elles pointent les dysfonctionnements de notre mémoire individuelle et collective. Il a également collaboré à la réalisation de spectacles musicaux et théâtraux.

Parallèlement à ces activités artistiques et son implication au conseil de surveillance d’Unibel, holding animatrice du Groupe Bel, Laurent Fiévet est directeur de Lab’Bel depuis 2010 pour qui il a assuré, seul ou en collaboration avec Silvia Guerra, le commissariat d’expositions et événements artistiques du programme.

DIRECTION ARTISTIQUE

SILVIA GUERRA

Critique d’art et commissaire d’exposition, Silvia Guerra a étudié l’histoire de l’art à Coimbra (Portugal) et à l’Università di Ca’ Foscari de Venise (Italie). Elle a publié une thèse bilingue sur les Fondations d’art contemporain : A Arte Contemporanea contada por duas fundaçoes culturais europeias : a Fundação de Serralves no Porto e a Fondazione Querini Stampalia em Veneza (L’art contemporain raconté à travers les exemples de deux fondations culturelles européennes : la Fondation de Serralves à Porto et la Fondation Querini Stampalia à Venise).

Sa pratique professionnelle débute en 2001 avec la coordination de l’équipe du Pavillon allemand de la Biennale de Venise avec l’artiste Gregor Schneider et son oeuvre “Totes Haus Ur”.

Après trois années en tant que Chargée de mission spécialisée en art contemporain au Bureau des relations internationales de l’Institut des Arts du ministère de la Culture portugais, Silvia Guerra débute en 2006 une activité de curatrice qui débouchera sur les expositions Under Hitchcock (Solar, Vila do Conde, 2007), Les Sans Nom (Trafico, Lisboa, 2009) ou Lectures en Temps de Crise (Porto, Loulé, Lisbonne, Paris, 2009/ 2010). Dans ce dernier projet curatorial, Silvia Guerra soulevait la question de la manière d’exposer des idées plutôt que des œuvres, de remplacer les références théoriques du début du siècle par de nouvelles, telles que celles énoncées par Boris Groys ou Giorgio Agamben. Ses Lectures en Temps de Crise se sont tenues lors de séances au petit Cabanon de Porto, à Loulé dans le cadre de MobileHome commissarié par Nuno Faria et à Paris, au Bétonsalon (The Public School). Le travail de Silvia Guerra interroge également la créativité artistique du curateur et expérimente de nouvelles formes de monstration par le bais de nouveaux médias : réseaux sociaux (FlickR), supports USB pour favoriser la mobilité des expositions (Os Sem Nome), etc.