James Clarkson

Upright n°4
Sculpture-installation, Tige, métal, laiton, porte bouteille et œillet de rideau
320 x 26 cm / Pièce unique
Oeuvre acquise en 2013

2013

James Clarkson
Né en 1987 à Liverpool, au Royaume-Uni, James Clarkson vit et travaille à Sheffield.

Il est diplômé de la Sheffield Hallam University (2010).
Il est représenté par les galeries DREI (Cologne) et Jeanroch Dard (Paris).

Démarche Artistique
James Clarkson compose ses sculptures, assemblages et peintures au moyen du réemploi d’éléments trouvés. Ceux-ci sont précisément choisis pour leur apparence et les souvenirs qu’ils évoquent. Ainsi, le jeune artiste anglais entretient par son travail un dialogue constant et décomplexé avec l’histoire des formes, issues de l’Histoire de l’Art, du design mais aussi du monde réel et des objets alentours, à portée de main. Puisant des formes et idées dans le passé mais aussi le monde environnant, l’artiste opère par assemblage. Un goût pour la connaissance savante irrigue ses pièces, l’histoire de la modernité bien sûr, mais aussi des sujets plus inattendus comme la production de céramiques en Grande-Bretagne au milieu du XXème siècle… Cette curiosité s’accompagne d’une approche d’observation toute empirique et intuitive, basée sur l’expérience sensible du regard mais aussi sur le fonctionnalisme des éléments utilisés. Ainsi celui qui regarde l’œuvre peut-il également librement en interpréter les paramètres. Pour James Clarkson, « l’objet trouvé » est envisagé comme principe poétique, réminiscence des collectes opérées par le surréaliste André Breton, mais aussi comme composante décorative, aux qualités expressives et stylistiques bien référencées. Ainsi, l’artiste fait usage de morceaux d’une Citroën Picasso comme base de toute une exposition (A Painted Sun as a Yellow Spot, 2012). Ce désir du dialogue et de la combinaison se retrouve dans les nombreuses collaborations engagées par James Clarkson, comme avec l’artiste anglais Haroon Mirza (/|/|/|/|/|/|/|/|/|/|/|/|, Spike Island, Bristol, 2012 et MIMA, Middlesborough, 2013). Dans chaque pièce, une jonction idéale s’opère entre fond et forme, signifié et signifiant, à un point d’équilibre entre relecture et invention, loin de toute tentation de la copie ou de la caricature.

Upright, 2013
Upright (n°4) est un volume fait de l’assemblage de quatre éléments trouvés par l’artiste dans son atelier, dont il résulte un dessin comme tracé dans l’espace. D’objets ready made, sans qualités au départ et précisément associés entre eux, l’artiste obtient une forme verticale reliant le sol au plafond. Leur combinaison peut évoquer les fragments d’une silhouette humaine, ou les détails d’un visage. Une tension amusante est palpable entre la rectitude du trait filiforme et la souplesse de la courbe, circulant au fil de la prolongation des objets. La ligne « toute droite » donnant son titre à l’œuvre évolue en effet vers la fantaisie voire le baroque, d’un élément à l’autre. Pour cette série, James Clarckson s’est intéressé au traitement simplifié des motifs décoratifs sur la céramique. La quête d’un essentialisme et d’une réduction des formes rappelle également les recherches menées par les artistes modernes, Alexander Calder et ses sculptures en métal ou Juan Miro et son Portrait d’une danseuse (1928), association inattendue d’un bouchon de liège, d’une plume et d’une épingle sur une toile blanche. Ces principes de libre réinterprétation et de composition, entre figuration et abstraction, sont ici envisagés à une échelle spatiale de grande ampleur.